Célia Baillard

Comment dire non à l’exceptionnel !

Célia Baillard, toute jeune sapeur-pompier de 1re classe, le dit elle-même : « Je n’ai pas froid aux yeux ». Rencontre avec une jeune femme engagée, au sein de la brigade de sapeurs-pompiers de Paris et dans sa vie personnelle. Partante pour relever tous les défis, elle est impatiente de se produire sur la piste du Cirque d’Hiver avec la prestigieuse Section de Gymnastique.

Célia, qui êtes-vous ?

J’ai 19 ans. J’ai un frère de 9 ans et une sœur de 15 ans. Je suis née à Saint-Amand Montrond, dans le Cher. Je me suis engagée en septembre 2024 chez les Pompiers de Paris.

Vous êtes issue d’une famille de militaires ? De circassiens ?

Rien de tout cela ! Mon père a toujours travaillé dans le domaine de l’automobile : mécano, dépanneur, vendeur… Quant à ma mère, elle est esthéticienne.

Vos parents et vos frère et sœur doivent être fiers de vous !

Mes parents n’ont pas été trop surpris par mon désir de m’engager ; ils me suivent dans mes choix. Quant à mes frère et sœur, je crois qu’ils sont fiers. Si je peux leur montrer l’exemple…

Quel genre de petite fille étiez-vous ?

Une gamine débrouillarde, un vrai garçon manqué qui ne tenait pas en place et aimait relever de nouveaux défis, mais en même temps une petite fille très féminine qui aimait se faire belle. L’un n’empêchant pas l’autre !

Enfant, vous rêviez de devenir pompier ?

Non, c’est venu après. Toute petite, j’avais dans l’idée de devenir vétérinaire, mais ça m’est vite passé. En grandissant, tout ce qui touchait à l’architecture m’attirait, mais l’école n’était pas mon fort.

Je ne me projetais pas dans une activité professionnelle qui m’aurait clouée derrière un bureau. Pour moi, faut que ça bouge ! J’aime l’action, je m’ennuie vite s’il ne se passe rien. C’est au lycée que le déclic s’est produit. Mais à 15 ans, j’étais trop âgée pour être JSP (jeune sapeur-pompier). Alors, on m’a conseillé d’attendre mes 17 ans pour être pompier volontaire.

Un choix qui colle bien avec votre mentalité et votre forme physique exceptionnelle !

Oui, l’engagement chez les Pompiers de Paris et la gymnastique demandent la même exigence. À partir de mes 6 ans, j’ai pratiqué la gymnastique à raison de 4 fois par semaine. J’ai toujours été très sportive. Ce n’est pas mon unique passion. Paul, mon petit ami possède une ferme et j’aime évoluer dans cet univers du monde paysan : les champs, les animaux, les tracteurs, j’adore. Il y a tant à apprendre de cette vie !

Qu’est-ce qui vous fait vibrer chez les pompiers ?

Quand le bip sonne à la caserne, sentir la montée d’adrénaline ! J’aime me confronter aux difficultés, me dépasser, c’est idéal pour progresser et évoluer. C’est un métier qui donne confiance en soi. Quand je sors de garde, je ne prends pas beaucoup de repos. J’en profite pour voir mes copains ; je n’aime pas l’inaction.

L’aventure que vous allez vivre au Cirque d’Hiver, vous la devez à la Section de Gymnastique des Pompiers de Paris ?

Oui, mais en fait, je n’intégrerai cette section qu’à partir de septembre. J’ai été repérée pendant mes classes et on m’a fait passer des tests et à l’issue de cet entraînement, on m’a demandé si je me portais volontaire.

Vous avez toujours eu la fibre artistique ?

Oui, je crois que j’ai le goût du spectacle en moi. J’ai participé à de nombreuses compétitions et tous les ans à des galas avec mon club de gym, mais pas des trucs de kermesse, des jolis spectacles avec costumes, décors et lumières…

Vous n’êtes pas trop impressionnée de vous produire sur la piste de ce cirque mythique ?

Non, même pas peur (rire) ! J’aime toucher à tout, ça m’intéresse et comment dire non à l’exceptionnel !